48 heures après l’élimination de la RD Congo face au Maroc en barrages de la Coupe du monde 2022 (1-1, 1-4), Cédric Bakambu met les pieds dans le plat ! A travers plusieurs audios issus d’une conversation privée sur Whatsapp et qui ont fuité sur les réseaux sociaux, l’attaquant des Léopards vide son sac de manière très franche après cette déception. Première personne dans son viseur : le sélectionneur Hector Cuper et ses choix.

«Dans des matchs comme ça, il faut aller avec des gens qui connaissent. Mais j'ai comme l'impression que le coach et son staff ne connaissent pas les joueurs ni le passé de l'équipe. Dans des matchs comme ça, il faut des mecs qui ont de l'expérience, des mecs qui sont capables de te ressortir le ballon», a  d’abord taclé le buteur de l’Olympique de Marseille, avant d’aller plus loin. «Je savais déjà ce qui allait se passer deux jours avant parce que j'avais parlé avec le coach. Je l'ai ensuite dit aux autres. Je connaissais déjà la composition. Il voulait que tout le monde soit content, que les trois défenseurs centraux ne se fassent pas la guerre et il les a mis tous les trois sur le terrain. Ce n'est pas comme ça que les choses se passent. Et là, il l'a payé. Un mec qui boude parce qu'il ne joue pas et il le met. Non, ce n'est pas comme ça. (…) (Samuel) Bastien ne devait pas jouer ce match-là. Ce n’est pas qu’il n’est pas bon, mais, pour ce genre de match, il faut de la bouteille.»

La menace d'une retraite internationale

Au-delà de Cuper, l’ancien Sochalien a allumé la Fédération congolaise (Fecofa), réputée mal gérée depuis des années et qui en prend pour son grade : «Le mal, il est profond. On n’a pas de centre d’entraînement, on est la seule équipe dans ce cas sur les 10 dernières équipes qui restent. On est la seule équipe à ne pas avoir un stade homologué, on n’a pas de sièges dans le stade, on n’a pas de toilettes dans le stade. C’est trop, on a un équipementier de merde. Vous voulez partir à la Coupe du monde avec ça ? Je ne sais pas. On a une fédération qui ne pèse pas. Moi je ne m’en veux pas, parce que le truc, il était prévisible. A un moment donné, il faut que chacun prenne ses responsabilités, même nous les joueurs.»

Dans ces conditions, le Phocéen admet se trouver en réflexion quant à son avenir international. «Si je dis que je vais arrêter, c'est parce que je suis fatigué. Je n'ai pas que ça à faire. Venir pour jouer dans de telles conditions ne m'intéresse plus. Je suis à Marseille et je vais mener ma petite vie. J'ai gaspillé trop d'énergie dans cette équipe. C'est l'espoir qui fait vivre, si tu n'as plus d'espoir tu fais quoi ? Si je venais c'est parce que j'étais passionné mais si cette passion n'existe plus, comment venir ? Je ne veux pas faire semblant, faire croire aux gens que je suis content de mouiller le maillot, non», a d’abord lâché «Bakagoal» avant de nuancer ses propos. «D'un côté, j'ai envie d'arrêter mais de l'autre, je regarde les Wissa, les Bongonda qui viennent d'arriver. Si je pars, quel message je vais leurs passer ?» Des propos qui vont faire beaucoup de bruit…

Un extrait des audios de Bakambu (les images sont de simples images d'illustration)