Schalke 04 : Boateng, fauteur de troubles ?

Le 11 mai dernier, Kevin Prince Boateng était licencié de Schalke 04 en raison de son comportement. Critiqué par la direction du club, l'ancien joueur de Milan est revenu, dans une interview pour le journal Bild, sur les attaques de ses anciens employeurs à son égard et sur ses deux année dans la Ruhr.


Kevin Prince Boateng est régulièrement sujet à controverses. Toute la carrière de l'international ghanéen aura été jonchée d’évènements faisant la Une des journaux. De la cheville de Michael Ballack fracturée à un mois du Mondial 2010, à sa cigarette fumée dans les vestiaires de Schalke, le grand frère de Jérôme avait déjà connu l'expérience de se faire renvoyer d'une équipe. C’était en 2014, lors de la Coupe du monde au Brésil avec le Ghana, lorsque le sélectionneur de l'époque, Kwesi Appiah, l'avait prié de quitter le groupe en compagnie de Sulley Muntari.

Il a semé la zizanie

Le propriétaire de Schalke 04, Clemens Tönnies, ne gardera pas non plus un grand souvenir du passage de l'international ghanéen dans son club. Arrivé comme une superstar en provenance du Milan, ‘KPB' devait être la figure de proue d'une équipe de Schalke ambitieuse et qui devait refaire son retard sur le Bayern. Résultat, après un peu moins de deux saisons, la formation allemande pointe cette saison à 28 points du géant bavarois.

Une expérience dans la Ruhr pour Boateng qui, d'après le propriétaire du club, aurait pu être bien plus courte. “Si ça n’avait tenu qu’à moi je l’aurais viré plus tôt“, a-t-il lâché sans concession. “Il cherche toujours les erreurs chez les autres. Les siennes, il n’y pense pas. Non seulement il n’a plus aidé l’équipe, mais il a en plus semé la zizanie. Il n’y aucune possibilité pour qu’il endosse à nouveau notre maillot. Pour lui c’est fini“.

Boateng contre-attaque

Des propos qui ont poussé le milieu de terrain à apporter sa version des faits, comme lors de son éviction des Black Stars. “C’est un tir à la cible qui se commente tout seul. Je ne ferai pas la guerre en les médisant comme ils l’ont fait. Je ne me rabaisse pas au niveau de ceux qui répandent des rumeurs sur moi et les manipulent“, tance Boateng, qui estime qu’il enfilait le rôle du bouc-émissaire.

Cela faisait deux ans que chaque problème retombait sur moi, et je n’ai jamais rien dit“, déplore-t-il tout en se targuant même d’avoir protégé le groupe : “De cette manière, j’ai aidé le club et mes coéquipiers à subir moins de pression“.

Révélation du Ghana lors de la Coupe du monde 2010 avec André Ayew, Boateng va devoir se relancer après ce dernier scandale dans une carrière faite de hauts et de bas. Malgré ces nombreuses péripéties, il ne devrait pourtant pas avoir beaucoup de mal à se trouver un nouveau club.

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Thomas Bartoli