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Sénégal – Ibrahima Niane : "jouer à nouveau la Coupe du monde, mais en A"
Auteur de 4 buts en 7 matchs, le Sénégalais Ibrahima Niane réalise un début de saison remarqué avec le FC Metz, leader de Ligue 2. Avant d’apprendre sa convocation en tant que réserviste dans la dernière liste d’Aliou Cissé, l’attaquant de 19 ans a accepté de répondre aux questions d’Afrik-Foot. L’occasion d’en savoir plus sur son parcours et ses aspirations.

Leader après 8 journées, Metz réalise un début de saison canon en Ligue 2. Quel est le secret ?

C’est le travail, la répétition du travail chaque jour. On travaille bien à l’entraînement, on est solidaires entre nous, ça fait du bien à tout le monde. C’est pour ça qu’on fait de bons résultats. 7 victoires en 7 matchs (interview réalisée avant la défaite contre le Paris FC, 2-1, samedi), c’est quelque chose quand même, ça veut dire qu’il y a énormément de travail qui est fait derrière.

Et toi forcément, tu te sens bien en ce début de saison ?

Oui ça va, je me sens bien, comme l’équipe est en train de gagner. C’est l’équipe, le collectif qui priment. J’ai marqué 4 buts et j’espère que ça va continuer, qu’on va continuer à travailler et aller encore plus loin.

Tu as un objectif chiffré en termes de buts ?

Non pas forcément, j’essaie juste de marquer le maximum de buts pour l’équipe et pour moi-même. Et puis l’objectif collectivement, c’est la remontée.

"Cohade, Rivierez, Boye, Sunzu… Ils nous aident à progresser"

Parle nous un peu de ta relation avec ton coéquipier Habib Diallo. Il est Sénégalais, il a eu le même parcours que toi, mais vous êtes en concurrence pour le poste d’avant-centre. Comment ça se passe ?

On s’entend bien, comme j’ai l’habitude de le dire, on est des frères. En fait, on s’entend bien avec tout le monde, pas seulement avec lui, mais avec tout le groupe, on est bien, on travaille ensemble, on fait les efforts ensemble.

Il y a des joueurs d’expérience à Metz, c’est un plus pour t’aider à progresser ?

Chaque jour à l’entraînement ou en match, on essaie de progresser. Il y a des joueurs comme Cohade, Rivierez, John Boye, Stoppila Sunzu, il y en a beaucoup franchement. Ce sont des joueurs expérimentés qui ont joué dans de grands clubs, ils nous aident beaucoup à progresser.

Et il y a aussi le coach Frédéric Antonetti, un homme de caractère, comment ça se passe avec lui ?

Il sait comment gérer son groupe, il s’entend avec tout le monde, il n’y a pas de problème de ceci ou de cela on est bien, on travaille bien avec lui.

"Génération Foot, c’est notre deuxième maison"

Pour en venir à ton parcours, tu as quitté le Sénégal et ta famille à 18 ans, ça n’a pas dû être évident, comment s’est passé l’adaptation à Metz ?

Ça va, il n’y a jamais eu de problème à Metz avec moi. On a quitté le Sénégal pour venir travailler ici, on a les objectifs et on sait ce qu’il faut faire pour arriver au plus haut niveau. Ce n’est pas facile de laisser ta famille ailleurs et de venir vivre seul ici donc il faut prendre conscience de tout ça et travailler, donner le maximum de toi-même pour avoir de bons résultats.

Tu fais partie des nombreux Messins formés à Génération Foot, tu es resté en contact avec des personnes là-bas ?

Bien sûr, j’ai beaucoup d’amis qui sont là-bas, je parle tout le temps avec les joueurs. Là-bas, c’est notre deuxième maison.

A l’avenir, tu as des clubs ou des championnats qui te font rêver ?

Il y a beaucoup de clubs, je préfère ne pas les citer. Niveau championnat, la France c’est déjà pas mal, parce que ça joue au football. Les supporters, tout ça… J’aime bien le championnat français. L’Allemagne et surtout l’Angleterre m’attirent aussi.

"Mané, Sarr… S’ils en sont là, ce n’est pas du hasard"

Quand tu vois les Sadio Mané, Ismaila Sarr et autres Diafra Sakho qui ont suivi le même parcours, forcément, cela donne des idées ?

Bien sûr, ils nous ont donné le bon exemple. On tire des leçons grâce à eux. S’ils sont là où ils sont aujourd’hui, ce n’est pas du hasard, c’est parce qu’ils ont travaillé pour en arriver là. La seule réponse, c’est de travailler pour faire comme eux, ou faire plus qu’eux.

Tu as été un cadre de la sélection U20 du Sénégal, forcément les A, c’est dans un coin de ta tête ?

Comme j’ai l’habitude de le dire, tous les joueurs veulent jouer pour leur pays, même les joueurs amateurs, ils pensent un jour jouer pour leur pays, faire quelque chose pour leur pays et moi aussi évidemment je pense à ça tout le temps et je suis prêt, si je suis appelé, à défendre les couleurs de mon pays.

Tu as des contacts avec le staff (interview réalisée avant la publication de la liste contre le Soudan dans laquelle Ibrahima Niane a été retenu en tant que réserviste) ?

Des contacts avec le staff, non, mais je sais qu’ils nous suivent de près. Peut-être que l’heure n’est pas encore venue, mais on va continuer à travailler, à donner le maximum de nous-même et j’espère que ça va venir.

"Mon modèle, c’est Cavani"

A seulement 19 ans, tu as connu beaucoup de choses dans ta carrière, un titre de champion du Sénégal, la relégation avec Metz… Est-ce qu’un souvenir t’a marqué en particulier ?

A 18 ans, j’ai été le meilleur joueur et le meilleur buteur du championnat sénégalais et ça c’est quelque chose quand même, ce n’est pas donné à n’importe qui ! Ça m’a beaucoup marqué. J’ai aussi joué la finale de la Coupe d’Afrique des moins de 20 ans et la phase finale de la Coupe du monde des moins de 20 ans. Ça aussi, c’est quelque chose pour moi, il y a des joueurs qui ont joué toute leur carrière sans vivre des compétitions comme ça. C’est vraiment une fierté qui me pousse à encore plus travailler pour jouer à nouveau la Coupe du monde, mais en A.

En parlant du Mondial, quel est ton regard sur le parcours des Lions en Russie ?

Tous les Sénégalais ont été déçus, même les joueurs. Ils savaient très bien qu’ils étaient capables de faire mieux, mais le football c’est comme ça, tu fais quelque chose et puis... Comme on dit, l’homme propose et Dieu dispose. Mais en tant que Sénégalais, on est vraiment fiers d’eux, parce qu’ils sont en train de faire quelque chose d’extraordinaire, que ce soit en équipe nationale ou en club. Ligue des champions ou pas, on les suit de près à chaque fois qu’ils jouent. Moi, je suis tous les matchs où il y a un Sénégalais qui joue.

Tu regardes beaucoup de matchs à la TV ?

Oui, tout le temps. Je regarde quasiment tous les matchs de Ligue 1 et de Ligue 2 en France, et les matchs en Angleterre aussi.

Et en tant qu’avant-centre, qui sont tes modèles ?

Mon modèle, c’est Cavani, j’aime sa façon de jouer, il est excellent, son envie, quand tu vois ses appels, c’est vraiment autre chose. Benzema aussi, j’apprends beaucoup en le regardant, il a cette qualité de jeu, c’est extra. Et Luis Suarez, pour sa finition et son envie. Si on arrivait à mixer les trois, ça ferait vraiment un grand attaquant !


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