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A la suite de la récente interview de Vahid Halilhodzic, accordée à la FIFA, au cours de laquelle l’ancien sélectionneur de la Côte d’Ivoire est revenu sur les circonstances de son éviction en 2010, le président de la Fédération ivoirienne de l’époque, Jacques Anouma, est monté au créneau pour tenter de rétablir sa vérité.


Décidément, les relations entre Vahid Halilhodzic et Jacques Anouma ne se sont pas vraiment améliorées en l’espace de bientôt quatre ans. L’actuel homme fort de l’Algérie garde toujours en travers de la gorge son limogeage du poste de sélectionneur de la Côte d’Ivoire peu avant la Coupe du monde 2010, alors qu’il avait qualifié les Eléphants pour le Mondial sud-africain. Sven-Göran Eriksson lui avait succédé pour le résultat que l’on connaît (élimination en phase de groupes).

Une expérience sur laquelle est revenu Halilhodzic sur le site de la FIFA, pointant du doigt les responsables de son éviction. « Après avoir été remercié de mon poste de sélectionneur de la Côte d’Ivoire, je ne pensais plus diriger une équipe africaine. J’ai même envisagé arrêter le football. Ce licenciement montre comme l’Afrique peut-être cruelle. Mais il ne faut jamais dire jamais« , a d’abord confié l’ancien entraîneur du PSG.

Et de poursuivre plus en détail : « C’est terrible pour un entraîneur qui qualifie un pays pour la Coupe du monde en remportant tous les matches d’être finalement privé de ce grand rendez-vous. C’est le Président de la République qui avait pris la décision. Mais justement ce matin, le nouveau président de la fédération ivoirienne de football est venu s’excuser en son nom, au nom des joueurs, et au nom du peuple ivoirien de ce qui s’est passé. Ce n’est pas une revanche, mais cela console un peu.. » En somme, Jacques Anouma, alors président de la Fédération ivoirienne, n’aurait pas eu son mot à dire et aurait subi.

Faux rétorque le membre de la FIFA ce samedi, dans une tribune postée sur son site officiel. Accusant Halilhodzic de diffamation sur ces propos, l’ancien patron de la FIF donne sa version des faits et insiste sur le fait que la décision de stopper la collaboration avec le technicien franco-bosnien émane de son initiative, en raison des résultats lors de la CAN 2010 en Angola notamment.

Le dirigeant également de préciser dans sa missive qu’Halilhodzic a alors sollicité un intermédiaire pour négocier son départ. En somme, il n’y aurait eu ni abus de droit, ni ingérence sur cette affaire…

 Le communiqué de Jacques Anouma
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