Ce samedi 5 septembre aurait dû marquer le début d’une nouvelle ère pour le football ivoirien après des années de polémiques et luttes fratricides. En effet, les élections pour la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF), dirigée depuis 2011 par Sidy Diallo, qui ne se représente pas, auraient dû avoir lieu aujourd’hui. C’était avant le feuilleton qui a agité ces dernières semaines et qui a débouché sur le report du scrutin à une date à définir.

Bref résumé. Tout a commencé le 12 août lorsque la FIF a annoncé la suspension de la commission électorale, confrontée à des blocages. La FIFA est intervenue une première fois pour demander à la FIF de rétablir la commission. L’instance ayant obtempéré, la commission a pu reprendre ses travaux. Seulement, là encore, les membres ne sont pas parvenus à se mettre d’accord au point que le président René Diby a décidé de claquer la porte. Au nom de la cohésion sociale et de la pression populaire, l’ancien ministre des Sports avait dans un premier temps convaincu l’assemblée d’accepter la candidature de Didier Drogba. Mais ses collègues ont finalement refusé de le suivre dans cette voie, estimant que deux des parrainages de l’ancien buteur n’étaient pas conformes, invalidant son dossier.

Face à ce méli-mélo, la FIFA est à nouveau intervenue, elle qui a mis en place une commission conjointe avec la CAF afin d’auditionner les principaux acteurs de ce scrutin pour tenter d’y voir plus clair. En attendant, le flou domine et, pour l’heure, Idriss Diallo et Sory Diabaté sont les deux seuls candidats à avoir reçu le feu vert pour cette fameuse élection.