Démissionnaire de son poste d’entraîneur de l’Espérance de Tunis, José Anigo a officiellement quitté ses fonctions à la suite de la défaite face à Al Ahly en Coupe de la CAF. Le Marseillais, dont le staff technique reste en revanche pour l’heure en poste, a tenu à évoquer ses « regrets » au sujet de certains points lors de son bref passage sur le banc de touche de l’EST.


Un dernier revers et puis s’en va. Dans la nuit de samedi à dimanche, après la défaite de l’Espérance de Tunis devant Al Ahly en Coupe de la CAF, synonyme d’élimination, José Anigo a quitté ses fonctions d’entraîneurs chez les Sang et Or, comme prévu. « J’ai eu un long entretien avec le président Hamdi Meddeb que je salue par ailleurs pour ses extraordinaires qualités humaines. Je lui ai expliqué que je ne pouvais plus continuer« , a-t-il soufflé à l’issue de la rencontre. « Je regrette parce que l’Espérance est un très grand club qui comptera beaucoup pour moi, et je suis certain qu’elle reviendra au-devant de la scène, mais je dois quitter le club non sans regret. »

Et des regrets, l’ancien directeur sportif de l’OM en a visiblement, surtout au moment d’évoquer le recrutement estival sur lequel il a rarement eu son mot à dire. « Je suis arrivé, j’ai trouvé les joueurs sur place et j’ai travaillé avec ceux qui étaient à ma disposition (…) Il y a eu 10-11 joueurs qui sont arrivés et je n’ai pas pu valider tous les recrutements« , a-t-il fait savoir. « Les seuls recrutements que j’ai validés sont ceux de Ben Youssef et de Sissoko. » De quoi laisser entendre qu’il n’a jamais eu les pleins pouvoirs depuis son arrivée, prenant en exemple le cas du jeune international U20 nigérian, Kingsely Sokari, finalement non conservé par les Espérantistes et reparti chez Enyimba.

Pas de pouvoir décisionnel sur le recrutement

Un scénario décrié sur lequel Anigo a tenu à rétablir sa vérité. « On a voulu faire croire aux gens que j’avais refusé Sokari. Je l’ai vu une fois à l’entraînement, le lendemain il était parti… Et je ne sais pas pourquoi il est parti. On ne m’a jamais expliqué pourquoi il était parti. Par contre on a expliqué aux gens que je voulais Coulibaly, mais pas Sokari. C’est faux. C’est le premier mensonge« , a-t-il détaillé, avant de dédouaner le président du club dans cette affaire, laissant entendre que c’est son bras droit Zied Tlemçani qui est à l’origine de tout ce mal.

Cette précision faite, le Marseillais a tenu à souhaiter des jours meilleurs à l’EST. « Je pense que ce groupe a de la qualité, mais il doit sortir de ce cercle vicieux des défaites. Cela devrait venir, et je le souhaite le plus vite possible. » Avec cinq défaites sur les six derniers matches et alors que le championnat va reprendre le 12 septembre, il serait temps.