Contesté depuis plusieurs semaines, le président de la Fédération guinéenne, Salifou Camara, a été suspendu par 11 des 15 membres du comité exécutif de l’instance après qu’il ait limogé son secrétaire général, vendredi. Les frondeurs ont appelé à la tenue d’une assemblée générale extraordinaire le 15 juillet. Mais entre-temps, le championnat guinéen est à l’arrêt…


Le football guinéen traverse des heures difficiles. Vendredi, le président de Fédération guinéenne (Feguifoot), Salifou Camara, a mis le feu aux poudres en se séparant de son secrétaire général, Ibrahima Blasco Barry. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase pour 11 membres dissidents parmi les 15 qui composent le comité exécutif de la Feguifoot.

En réaction au limogeage du secrétaire général, ils se sont réunis et ont convenu de la tenue d’une assemblée générale extraordinaire le 15 juillet prochain tout en prononçant la suspension du président jusqu’à cette date « après avoir constaté les violations graves des statuts, des principes de la CAF et de la FIFA » qu’il a commis, indique le procès-verbal du comité exécutif.

« G11 négatif aux intentions machiavéliques« 

Il y a quelques semaines, ces mêmes membres avaient signé une pétition pour réclamer le départ de Camara, réélu en août dernier et accusé d’une gestion opaque des fonds de la Feguifoot. A la suite de cette fronde, les onze membres, qualifiés de « G11 négatif » animé d’intentions « machiavéliques » par le président, affirment s’être vus refuser l’entrée aux locaux de l’instance. Soutenus notamment par les arbitres et les 8 ligues régionales, ils en appellent désormais à la « mise en œuvre du processus de normalisation » du football guinéen.

Problème : le championnat national pâtit de cette situation. En effet, les arbitres guinéens ont fait savoir qu’ils se rangeaient du côté des 11 membres contestataires et que tant que ceux-ci n’auraient pas été réintégrés avec le secrétaire général, ils suspendraient leur activité. Ce week-end, les matchs de la 11e journée de Ligue 1 et de Ligue 2 ont donc tout simplement été annulés, faute d’hommes en noir. « Aujourd’hui, le football guinéen est pris en otage. C’est malheureux. Que toutes ces personnes se retrouvent rapidement pour trouver un arrangement« , exhorte Aly Touré, le manager général de l’AS Kaloum, interrogé par Foot224.net. Un vœu pieux ?