Satisfaits de leur sort ou incapables d’élever leur niveau de jeu, les Angolais n’ont pas su profiter de la défaite du Mexique face au Portugal (2-1) pour se qualifier en huitièmes de finale de la Coupe du monde de football. Les Palencas Negras ont concédé le nul (1-1) face à l’Iran, alors qu’il leur fallait les vaincre par deux buts d’écart pour poursuivre leur route. Le Portugal termine premier du groupe D et jouera face aux Pays-Bas en huitièmes, alors que le Mexique, second, affrontera l’Argentine.


Troisième du groupe D avec un point, l’Angola jouait mercredi sa place en huitièmes de finale de la Coupe du monde de football face à une équipe d’Iran déjà éliminée, mais désireuse de sauver l’honneur avant de s’en retourner. Il fallait aux Palencas Negras (antilopes noires) battre les Persans par deux buts d’écart, à Leipzig, en espérant une défaite du Mexique (2è avec 4 points), qui affrontait le Portugal (1er avec 6 points) au même moment à Gelsenkirchen. Déjà qualifiés, les lusitaniens ont joué sans Deco, Ronaldo et Pauleta, laissés sur le banc. Mais l’Angola n’a pas à douter de la qualité de remplaçants comme Tiago, énorme toute l’année avec l’Olympique lyonnais, Elder Postiga ou Simao.

Entame cauchemar pour le Mexique

Dès la 6è minute, c’est d’ailleurs ce dernier qui mène un contre côté gauche, fixe deux défenseurs et donne en retrait au point de penalty. Maniche place une reprise dans la lucarne droite qui ne laisse aucune chance au gardien mexicain Oswaldo Sanchez. Le Mexique se rebelle dès l’engagement mais la reprise d’Omar Bravo frôle la lucarne droite du gardien portugais. A Leipzig, les Angolais ne se montrent menaçants que par des tirs lointains d’Akwa et Figueiredo dans le premier quart d’heure. L’entraîneur angolais fait confiance à l’équipe qui a pris un point face au Mexique, lors du match précédent, en dehors de Macanga, suspendu. Il n’a pas pris de risque, laissant Akwa seul en attaque, mais une blessure de Mateus à la 18è le contraint à faire entrer l’attaquant Love.

A Gelsenkirchen, les actions portugaises sont les plus dangereuses, notamment en contre, comme à la 21è, quand ils obtiennent un coup-franc à l’entrée de la surface mexicaine, tiré dans le mur par Figo. Ils ont vite l’occasion de se rattraper, une minute plus tard, lorsqu’ils bénéficient d’un penalty pour une main de Raphaël Marquez dans la surface de réparation. Simao le transforme et autorise les Angolais à y croire encore plus. Ces derniers ne profitent pourtant pas de l’entame de match catastrophique des Mexicains et sont au contraire mis en dangers par deux tirs consécutifs d’Ali Daei.

A la 28è minute, Ricardo sauve miraculeusement le but portugais sur une reprise à bout portant de Bravo, omniprésent, mais ne peut rien sur le corner qui suit. Jose Fonseca reprend d’une tête décroisée le centre venu de la gauche et réduit la marque pour le Mexique. Dans l’autre match, l’Angola bénéficie à la demi-heure de jeu d’une série de quatre corners d’affilée mais ne profite pas de ces coups de pieds arrêtés, tous tirés au premier poteau. Love répond à la 45è à Mahda Vikia, qui s’était montré dangereux sur un tir puissant, à la 40è, mais ni l’Angola ni l’Iran ne parviennent à ouvrir le score. De leur côté, les Mexicains manquent d’égaliser à la 44è minute sur un centre tendu venu de la droite : la balle passe devant deux joueurs arrêtés à un mètre de la cage portugaise.

L’Angola n’en profite pas

L’entrée de Love a donné plus d’assise à l’attaque angolaise mais les Palencas Negras semblent ne pas faire preuve d’assez d’ambition. Mendosa frappe au but sans succès, à la 50è, au moment où le Mexique obtient un penalty sur une main de Miguel. Omar Bravo n’en profite pas et envoie la balle dans les nuages. Luis Perez prend un second carton carton jaune pour simulation dans la surface de réparation, à la 61è, et quitte ses partenaires.

Bravo manque une nouvelle occasion de revenir à la marque sur un contre, à la 63è, en ratant complètement un lobe à l’entrée de la surface portugaise devant un Ricardo avancé. C’est le moment que Flavio choisit, à Leipzig, pour marquer le premier but de l’histoire de l’Angola en Coupe du Monde. Il trompe Mirzapour sur un centre de Zé Kalenga et permet à son équipe de rêver à une qualification en huitièmes de finales. On joue la 59è minute de jeu.

Nuno Gomez, à la 71è, a l’occasion de mettre définitivement le Portugal à l’abri et de donner un coup de pouce à l’Angola, mais oublie le ballon devant le portier mexicain. De toute façon, les Palencas Negras encaissent à la 75è minute un but qui éloigne les huitièmes de final de leur horizon. Les Iraniens terminent la partie en trombe et sauvent leur Coupe du monde. Le nul paraît les décevoir plus que les Angolais.