L’Espérance de Tunis et l’Etoile du Sahel sont en guerre pour récupérer le jeune attaquant ivoirien Abdul Kader Keita. Les deux clubs se disent propriétaires de ce joueur. Et chacun, documents à l’appui, revendique la priorité de l’acquisition du jeune talentueux ivoirien.


Kemiri Hadi, le secrétaire général de l’Etoile de Tunis, est en colère.  » Il n’y a pas d’affaire Keita. Ce joueur a signé avec nous avec l’accord de ses parents. Nous avons respecté toutes les règles juridiques de la FIFA et de la CAF. Si les responsables de l’Espérance ne sont pas d’accord, c’est leur problème ! « .

La rivalité historique entre les deux clubs dépasse, cette fois-ci, le cadre sportif. Pour l’Espérance de Tunis, cette affaire relève d’un rapt. Le vice-président de l’Espérance, Mahmoud Babbou, montre à qui veut le voir le contrat signé entre son club et l’Africa sports d’Abidjan pour le transfert de Keita, à Tunis.

Prends 10 000 dollars et casse-toi

Offusqués. Les dirigeants crient au vol et veulent des dédommagements.  » Nous avons envoyé deux billets d’avion Abidjan-Tunis pour Doré Lansiné (un dirigeant de l’Africa sports) et pour Abdul Kader Keita « . Les billets ont été utilisés mais les destinataires ont atterri à l’Etoile du Sahel.  » Nous ne voulons plus de ce joueur mais nous exigeons une réparation pour préjudice moral « .

L’hebdomadaire tunisien  » Réalités  » avance l’explication d’une différence de salaire. Keita aurait reçu quatre mille dollars à l’Espérance alors que l’Etoile lui aurait fait miroiter un salaire de dix mille dollars.

Pour l’instant, la fédération tunisienne de football n’a pas tranché sur ce cas. Le premier club à déposer une demande de licence était l’Espérance. Mais le joueur est domicilié à l’Etoile. Qui revendique aussi une licence pour Keita.