Vendredi, la chambre de jugement de la commission d’éthique indépendante de la Fédération guinéenne (Feguifoot) a condamné l’ancien sélectionneur du Syli National, Paul Put, limogé le mois dernier, à une interdiction à vie d’exercer en Guinée ainsi qu’à une amende de 100 000 euros pour cause de «corruption». Les motifs exacts n’ont pas été précisés mais on se souvient que le technicien était accusé d’avoir contribué au racket des primes des membres de son staff durant la CAN 2019 au bénéfice d’un individu basé en Belgique.

L’avocat de Paul Put, Kris Luyckx, a réagi à cette sentence ce dimanche et informé qu’il va la contester auprès des instances compétentes. «J’ai été chargé d’engager une procédure devant le TAS (Tribunal arbitral du Sport), après avoir informé la Confédération Africaine de Football (CAF) et la FIFA de ces pratiques douteuses dont Paul Put a été la victime», a indiqué l’homme de lois, avant de charger la Feguifoot. «Mon client n’a pas été en mesure de se défendre. Et avec l’imposition de l’énorme amende, ils essaient seulement d’éviter le paiement de l’indemnité de départ (suite au limogeage de Paul Put, ndlr).»

Le clan Put dénonce un complot

«Paul Put n’était pas présent à la session de cette commission disciplinaire car il avait déjà quitté la Guinée au début de cette semaine. L’accord entre lui et la Fédération guinéenne de football avait déjà été rompu unilatéralement par le président de la Fédération le 15 juillet après l’élimination en Coupe d’Afrique. Depuis lors, des négociations ont eu lieu pour tenter de faire payer la prime de résiliation de mon client. Aucune entente n’a finalement été trouvée, probablement en raison d’un manque de ressources financières de la part de la Fédération», a poursuivi l’avocat avant de se plaindre du verdict «tardif».

«Ils ont clairement attendu de savoir que Paul Put avait quitté le pays pour laisser la commission disciplinaire prendre cette décision unilatérale afin qu’il ne puisse pas se défendre contre ces accusations injustifiées, qui font partie d’un arrangement interne qui condamne également le vice-président de la Fédération guinéenne de football (Amadou Diaby, ndlr).» Rappelons tout de même que Paul Put a sa part de responsabilités dans le verdict jugé «tardif» de l’instance, lui qui n’a pas facilité les choses en ne répondant pas à plusieurs de ses convocations au cours des dernières semaines.