Décidément, même quand l’Italie veut combattre le racisme, l’initiative tourne au fiasco… Après la Une «Black Friday» scandaleuse du journal Corriere dello Sport, c’est la Ligue italienne qui a fait des siennes…

Pourtant, tout partait d’un bon sentiment puisque l’instance a enfin décidé de se mobiliser en annonçant lundi un plan de lutte contre le racisme, qui va notamment se traduire par la signature d’une charte par tous les clubs de Serie A, ainsi que par la nomination d’un joueur qui représentera chaque formation de l’élite dans la lutte contre ce fléau.

Le tableau de la discorde

Malheureusement, ce message positif a été plus que brouillé par un choix très douteux de la part de la Ligue qui n’a rien trouvé de mieux que de mettre en avant un tableau de peinture de l’artiste Simone Fugazzotto représentant 3 singes pour illustrer sa campagne. Un choix pour le moins maladroit qui a suscité de nombreuses critiques, l’association FARE, qui lutte contre les discriminations, dénonçant notamment «une campagne qui ressemble à une mauvaise blague». De quoi pousser Fugazzotto à prendre la parole.

«L’idée m’est venue en 2018, quand les fans de l’Inter avaient lancé des cris de singe contre le grand joueur de Naples, Kalidou Koulibaly. Au début, j’étais en colère, puis je me suis dit : pourquoi ne plus interdire le mot singe et mettre le concept à l’envers ? Après tout, nous sommes tous des singes et nous sommes tous humains… Il s’agit d’un concept d’égalité et de fraternisation», s’est défendu l’artiste sur Instagram. Malheureusement, les mesures de fond, qui auraient mérité un véritable débat, se retrouvent du coup supplantées par cette polémique sur la forme qui aurait largement pu être évitée si la Ligue avait fait preuve de plus de clairvoyance…