Evincé de son poste de sélectionneur du Maroc au mois d’août malgré la qualification pour la Coupe du monde 2022, Vahid Halilhodzic a suivi le parcours historique des Lions de l’Atlas au Qatar avec un regard pour le moins particulier. En effet, le technicien ne digère toujours pas son limogeage et il l’a fait savoir dans un entretien accordé ce samedi au média croate tportal.hr.

«Ils m’ont enlevé ma fierté. Je ne peux pas oublier ça, ni leur pardonner. Parce que ça aurait dû être aussi mes adieux à la carrière d’entraîneur», a lâché l’homme de 70 ans, qui confirme ainsi à demi-mots sa probable retraite.

L'hommage de Regragui

Même les mots classes de son successeur Walid Regragui, qui a tenu à mettre en avant le rôle joué par Vahid dans l’épopée au Mondial, ne suffisent pas à apaiser le Franco-Bosnien. Selon lui, rien ne saurait «guérir son amertume ni compenser ce qu’(il) a raté avec tournoi».

Rappelons que l’ex-sélectionneur de l’Algérie a surtout fait les frais de son différend avec Hakim Ziyech, qu’il avait écarté pour des raisons disciplinaires et qui refusait de revenir jouer en sélection sous ses ordres. Avec le milieu offensif de Chelsea comme titulaire indiscutable et très impliqué, le Maroc aura atteint les demi-finales de la compétition.