Resté un petit mois sur le banc du TP Mazembe et parti après le fiasco en Ligue des champions, l’entraîneur Thierry Forger vient de donner les raisons de son départ. Le Français a glissé un tacle aux anciens du club tout en estimant que l’absence du président Moïse Katumbi constitue un handicap trop important.


Ephémère entraîneur du TP Mazembe, Thierry Forger ne restera pas dans les annales chez les Corbeaux de Lubumbashi. Nommé le 13 février dernier, le technicien français n’aura pu éviter une élimination précoce dès l’entrée du TPM en 16es de finale de la Ligue des champions. Ce fiasco l’a convaincu de se mettre d’accord sur un départ à l’amiable avec le club katangais le 21 mars dernier. Critiqué pour avoir préféré lancer des novices (Zola, Mondeko, Mika, Malango,…) plutôt que de faire confiance aux cadres comme Mputu, Kimwaki et Kasusula, l’ancien coach de Reims a assumé ses choix.

« C’est une nécessité vitale pour le TP Mazembe d’injecter des jeunes. Cela aurait même dû être fait avant. Et le comportement de certains anciens m’a obligé à accélérer encore le processus« , a mis en avant le natif du Mans sur le site du TPM, exemple à l’appui. « Au retour de la Supercoupe, ils étaient absents au rendez-vous dès le premier entraînement. Peut-on admettre qu’un joueur du TP Mazembe rate une séance sans prévenir sous prétexte qu’il avait un problème de piscine à régler ? Pour que la transition se fasse au TPM les anciens doivent être des modèles et aider les jeunes. C’est ça servir le club. »

« L’absence du président constitue un handicap énorme« 

Surtout, le technicien de 54 ans estime qu’il n’est pas possible de faire avancer le cador congolais en l’absence de son président, Moïse Katumbi, exilé en Belgique pour des raisons politiques. « Je pensais ne pas être en mesure de respecter la feuille de route que m’avait donnée le président Katumbi. Il fallait à la fois intégrer des jeunes et obtenir des résultats. Or, le fonctionnement actuel du club ne permettait pas, à mes yeux, d’atteindre ce double objectif. Surtout en son absence« , a expliqué Froger. « Avec le temps on aurait sans doute pu réussir le pari. Mais pas en trois semaines. »

« Les gens ne s’imaginent pas combien l’absence du président constitue un handicap énorme. Lorsque vous prononcez son nom, des lumières s’allument dans les yeux des joueurs. Mais quand il n’est pas là, le temps s’arrête. Le vice-président Kamwanya est venu me soutenir, lors d’un problème interne, avant le déplacement à Harare (en C1, ndlr). Mais il était bien seul« , a regretté le Français. Avec les départs non compensés de Christian Luyindama, Merveille Bope, Jonathan Bolingi et Roger Assalé cet hiver et un titre à défendre en Coupe de la CAF, la mission de son successeur, pas encore désigné, s’annonce rude !