Présent juste devant l’aéroport de Zaventem mardi, Dieumerci Mbokani raconte comment il a miraculeusement échappé à l’attentat et combien ce drame l’a boulversé. Le Léopard se dit malgré tout prêt à répondre à l’appel de la patrie contre l’Angola.


Avec un prénom pareil, Dieumerci Mbokani était prédestiné aux miracles. Cela s’est vérifié mardi lorsque l’attaquant congolais est incroyablement ressorti indemne de la double explosion qui a coûté la vie à 14 personnes à l’aéroport de Zaventem à Bruxelles dans ce qui aura été le premier des deux attentats qui ont frappé la capitale belge. L’attaquant de Norwich City est conscient de l’avoir échappé belle.

« On est des miraculés« , lâche l’ancien pensionnaire du championnat belge dans les colonnes du quotidien La Dernière Heure, assurant avoir vu la mort « de très près« . Comme souvent dans ce genre de situations, tout s’est joué à un rien.

« (Nous étions) sur le trottoir à l’extérieur du bâtiment. Moi, j’étais près des taximen, ma femme était près des chariots, à quelques pas de l’explosion. C’est ma femme qui nous a sauvé la vie« , assure-t-il. « Moi, je voulais rentrer plus tôt. Mais elle a dit : ‘Attendons la compagne de Nathan Kabasele (son cousin qui joue à De Graafschap ndlr) qui prend le même vol, elle m’a dit qu’elle arrivait dans une minute ou deux.’ »

« Si le pays a besoin de moi…« 

Avec sa femme, le Léopard a ensuite trouvé refuge dans l’hôtel Sheraton, situé à proximité, puis dans les parkings. « Je suis resté calme, sur le moment, pour rassurer ma femme qui était hystérique« , précise-t-il, en expliquant avoir vu de ses yeux plusieurs blessés. « Il y avait même un supporter d’Anderlecht qui, malgré sa grave blessure au genou, est venu me trouver pour me dire combien il était fan de moi. Cela m’a touché. »

Bien que secoué par ces événements, l’ancien Monégasque n’a pas peur de retourner dans un aéroport. Il se dit même prêt à rejoindre les Léopards, comme il s’apprêtait à le faire mardi matin avant l’attentat, pour la double confrontation face à l’Angola samedi et mardi prochains à l’occasion des 3e et 4e journées des éliminatoires de la CAN 2017. « Si le coach et le pays ont besoin de moi, je viens. Le Congo était très inquiet. Tout le monde m’a appelé, mais j’étais trop sous le choc pour répondre. Je n’en reviens pas d’avoir assisté à des scènes que je ne vois autrement que dans des films… » Une attitude très digne.