Dans un groupe ouvert où la première place semble promise aux Black Stars du Ghana, rien n’est joué pour la deuxième place. Entre un Mali qui peine à confirmer sur le plan collectif le talent de ses cadres et la Guinée qui veut se faire un nom, rien n’est acquis. Le Botswana, quant à lui, devra être plus qu’un bloc solide s’il veut créer la surprise.


C’est l’une des attractions de cette CAN 2012 avec le Sénégal et la Côte d’Ivoire, l’équipe du Ghana aborde la compétition avec de grosses ambitions. Forte d’une jeune génération très prometteuse, la formation ghanéenne a déjà de solides références.

Unique quart de finaliste africain à la dernière Coupe du monde, finaliste de l’édition angolaise, les Black Stars emmenées par leur tête de gondole, André Ayew, ont la carrure pour sortir de ce cette poule relevée. « Nous avons un groupe équilibré et nous sommes très déterminés pour réussir notre mission : soulever le trophée« , déclarait le capitaine John Mensah, cadre de la sélection, garant d’une assise défensive solide. Devant, la paire Jordan et André Ayew risque de faire des étincelles, épaulée par Asamoah Gyan et alimentée par un Sulley Muntari en pleine forme. Samuel Inkoom ou Anthony Annan ont aussi une carte à jouer dans un effectif sans grande individualité mais où la solidarité est érigée en principe.

Ciel dégagé pour les Black Stars

Sorti de sa poule qualificative à la différence de but, le Mali ne s’est pas rassuré avant cette CAN 2012. Des difficultés symptomatiques d’une équipe qui peut pourtant s’appuyer sur la qualité physique de son collectif. Les Aigles du Mali, qui comptent pourtant dans leurs rangs une importante colonie européenne (en particulier de Ligue 1 et Ligue 2), n’ont toujours pas digéré leur élimination au premier tour de l’édition précédente. Et si l’équipe du Barcelonais Seydou Keita déplore l’absence d’un Frédéric Kanouté pour la sortir de situations difficiles, elle se doit d’honorer son rang. « On espère toujours le meilleur. Le titre, quoi. On est là pour se préparer sans limite d’ambition : l’ambition est à son maximum, c’est-à-dire pour le titre. On ne va pas se limiter en se disant qu’on ne peut aller que jusque-là, on ne se met pas de barrière. Le contexte est différent mais l’objectif est tout de même identique, dans le sens où avec le Gabon, notre ambition était aussi de ramener le titre. C’est l’ambition de toute équipe sélectionnée, je pense ! Avoir le maximum d’ambition et d’envie de réussite est important, on ne va pas se limiter« , confiait ainsi Alain Giresse, le sélectionneur français, dans un entretien à Afrik-foot.com.

Le Hafia comme modèle

Rien n’est joué pour le Mali, qui affronte la Guinée pour son premier match. L’équipe de Michel Dussuyer compte sur la technique d’un Pascal Feindouno et les talents de buteur d’Ismaël Bangoura pour passer le premier tour. Premier de son groupe devant le Nigeria sans la moindre défaite, excusez du peu, la Guinée veut se faire un nom au niveau international. Le Syli National n’a certes pas l’effectif de la Côte d’Ivoire ou du Ghana mais avec un groupe réputé solide et solidaire, il rêve de suivre les pas du Hafia FC. Le club de Conakry avait marqué les esprits dans les années 1970 en remportant pour la première fois trois Coupes des champions africaines. « L’objectif cette année c’est les demi-finales de la CAN ! Il faut être ambitieux« , s’enflammait l’ex-magicien de Saint-Etienne, Pascal Feindouno sur Afrik-foot.com.

Premier devant la Tunisie en éliminatoires, le Botswana va devoir batailler ferme s’il veut espérer exister dans la poule. Avec l’une des plus mauvaises attaques des équipes qualifiées (7 buts à égalité avec l’Angola), les Zèbres ont avant tout brillé par leur solidité défensive. Avec plusieurs joueurs évoluant dans le championnat sud-africain, le Botswana n’est pas dépourvu mais sa gestion d’une compétition au plus haut niveau reste un mystère. Amputée du cadre Joel Mogorosi, l’équipe de Stanley Tshosane n’a cependant rien à perdre pour sa première participation. Surtout avec Jerome Ramatlhkwane, qui n’a pas joué depuis deux ans en club mais a tout de même marqué cinq des sept buts des Zèbres dans ses éliminatoires, empochant treize de leurs dix-sept points.