Le renversement des valeurs qu’on croyait bien établies se poursuit dans le football africain. On a pu le vérifier ce week-end, à l’occasion de la deuxième journée des éliminatoires du Mondial 2002.


Le Nigeria 3ème de son groupe. L’Algérie dernière du sien. L’Afrique du sud surclassée par la Guinée. Madagascar et la R.D.C. faisant pratiquement jeu égal avec la Tunisie… Les temps sont durs, très durs pour les leaders habituels du football africain. Et les places seront chères, très chères pour le voyage de Séoul et Tokyo, à partir du 30 mai 2002.

Si l’on se souvient que chacun des cinq groupes éliminatoires du tournoi africain de qualification au Mondial 2002 ne fera émerger qu’un seul participant à la Coupe du monde, on constate que pour certains, dont l’Algérie, leur triste sort est déjà presque scellé, cependant que d’autres, comme les arrogants Green Eagles de l’inénarrable entraîneur hollandais Jo Bonfrere, ont intérêt à s’activer pour de bon s’ils veulent conserver quelque espoir de qualification.

Les Lions au rendez-vous

Parallèlement, d’autres pays montent au firmament, d’autres beaux jeux se manifestent, séduisent et gagnent. A tout seigneur tout honneur : le Ghana, éternel rival malheureux de son voisin nigérian, occupe désormais la tête de son groupe après la défaite des Eagles au Liberia.

La Guinée est une autre bonne surprise de ce tournoi : après sa victoire à l’extérieur contre le Burkina, cette équipe occupe seule la première place de son groupe, trois points devant de décevants Bafana Bafana.

Parmi les autres nouveaux venus, on signalera Madagascar – qui talonne la Tunisie dans un groupe D très indécis -, mais aussi le Soudan, qui s’intercale entre le Ghana et le Nigeria à la différence de buts.

Quant aux favoris, seuls les Lions indomptables du Cameroun ont pour l’instant rempli leur contrat (deux matches, deux victoires), tandis que le Maroc, premier du groupe C, reste sous la menace du Sénégal et de l’Egypte.