Kolo Muani raconte son rapport avec la RDC

Randal Kolo Muani réalise une saison époustouflante avec Francfort, en Bundesliga. Auteur de 23 buts toutes compétitions confondues et récent finaliste malheureux de la Coupe d'Allemagne (défaite 2-1 contre le RB Leipzig), le vice-champion du monde 2022 était l’invité du Canal Football Club dimanche soir. Il y a notamment évoqué son rapport avec la RDC, le pays de ses parents.

Lorsqu'on lui montre une photo de son premier voyage à Kinshasa (RDC), dans le pays de ses parents, l'ancien joueur du FC Nantes déclare « Je suis Congolais aussi, donc c'est mes origines, je suis très très fier. » Pour autant, celui qui avait scellé le sort des Marocains (2-0) en demi-finale du Mondial au Qatar ne semble pas avoir hésité entre les Bleus et les Léopards. « Mon côté français, c'est un peu toute ma vie on va dire. C'est là où je suis né, où j'ai grandi. Franchement, pour moi c'était un rêve et je suis très très fier maintenant de porter ce maillot-là et représenter mon pays. Tout gosse rêve de jouer en Équipe de France. C'est obligé. »

Sa vitesse supersonique, son altruisme et ses qualités de finisseur n'en finissent plus d'épater. À Francfort, on chérit le gamin de Villepinte, en espérant le voir prolonger son séjour sur la rivière du Main. Sous contrat jusqu'en 2027 avec une indemnité de transfert estimée à 120 millions d'euros, le joueur de 24 ans ne ferme pas la porte au club allemand, comme il l'a évoqué il y a quelques jours au média allemand Bild : « Il y aura peut-être une autre saison. J’ai un long contrat ici. Bien sûr, les millions peuvent être une pression. Mais il y aura d’autres occasions pour parler d’un départ. Ce n’est pas le bon moment. »

Direction la Premier League ?

Pour autant, un changement de club est largement plausible. Avec sa 7ème place en championnat, le club allemand ne disputera que les tours de barrages de la Ligue Europa Conférence. Une compétition pas franchement des plus attirantes pour un joueur de sa stature. Lorsqu'on le questionne sur l'intérêt du Paris-Saint-Germain à son égard, l'avant-centre dynamiteur de la dernière finale du Mondial déclare : « C’est flatteur que le PSG soit derrière toi, comme les autres grands clubs. Ce n’est pas parce que tu viens de région parisienne ou que tu y as grandi que tu dois automatiquement jouer au PSG. »

La Premier League semble davantage avoir ses faveurs : « Franchement, qui ne rêverait pas de jouer en Premier League ? C’est l’un des meilleurs championnats qui existe. Ça fait rêver, ce sont des rêves de gosse. Mais je ne cherche pas le club parfait ou le meilleur club au monde, je cherche vraiment le club qui va me donner cette chance de pouvoir m’exprimer, avoir du temps de jeu et surtout grandir. » Des propos à son image : humble mais ambitieux. La classe à la Randal.

Kolo Muani raconte son rapport avec la RDC
Anthony Olivier

Explorateur et gratte-plume du football africain, j'aime brosser le portrait des nouvelles pépites du continent.