Antonio Rüdiger est un homme en colère. En décembre, le défenseur central de Chelsea s’était plaint d’avoir été victime de cris de singe émanant des tribunes à l’occasion du choc contre Tottenham (2-0). Cependant, les Spurs et la police ont mené leur enquête et affirment n’avoir trouvé aucun signe d’abus raciste.

De quoi provoquer la colère de l’international allemand d’origine sierra-léonaise qui a exprimé son désarroi dans les colonnes du Guardian. «Le racisme a gagné. Les délinquants peuvent toujours revenir au stade, ce qui montre que ces personnes ont gagné», a écrit le Blue, désabusé mais qui ne compte heureusement pas baisser les bras.

«Ils ne sont jamais punis et à la fin, je suis le bouc émissaire. Je n’abandonnerai pas, je n’arrêterai jamais d’élever la voix. Je hausserai toujours la voix, mais par rapport à cela, je suis seul», a déploré le natif de Berlin, inquiet en tant que père. «C’est un désastre. Je suis devenu père jeudi dernier et on commence à penser que la société n’est pas assez avancée dans la lutte contre le racisme, donc mes enfants en souffriront probablement aussi. Si rien ne change, si les enfants ne reçoivent pas une bonne éducation et un bon rôle parental, nous allons perdre.»

Une semaine après le geste fort de Moussa Marega, qui a quitté le terrain après avoir été victime de racisme face au Vitoria Guimarães, espérons que ce témoignage finisse par alerter les instances…