Lorsque Bernard Lama, l’ancien gardien de but de l’équipe de France et nouveau patron des Harambee Stars, l’équipe nationale de football du Kenya, a pris fonction dimanche
dernier, nombreux sont les sceptiques qui se sont interrogés sur ses capacités à doter ce pays de l’Afrique de l’est d’une équipe efficace. Lama est cependant, passé aux choses sérieuses avec pour mission principale de qualifier le Kenya à la Coupe d’Afrique des Nations 2008, prévue au Ghana.


Par David Jagongo
Correspondant de la PANA

Nairobi, Kenya

Bernard Lama (43 ans), natif de la Guyane française, a porté la barre très haut, promettant de porter le Kenya vers de nouveaux sommets et refusant de s’arrêter sur les questions posées par les commentateurs sportifs et les responsables du football au sujet de ses compétences.

C’est au mois de juillet que le nouvel entraîneur du Kenya a signé un contrat de deux ans avec la Fédération kenyane de Football (KFF), avant de s’envoler pour la France. Il est de retour au Kenya depuis début août. Son premier test est prévu ce week-end, à Addis-Abeba, où le Kenya doit disputer une rencontre amicale avec l’équipe nationale d’Ethiopie.

Par la suite, le Kenya qui a participé à cinq phases finales de la Coupe d’Afrique des Nations, accueillera son voisin tanzanien pour un autre match amical, prévu le 26 août, à Nairobi. Ces deux rencontres entrent dans le cadre de la préparation du Kenya aux rencontres qualificatives à la CAN, dont le démarrage est prévu au mois de septembre.

Les Harambee Stars, qui n’ont jamais réussi à passer le premier tour de la Coupe d’Afrique des Nations en cinq apparitions, partage le Groupe Six avec l’Erythrée, le Swaziland, l’Angola.

Le Kenya, qui a participé aux phases finales de la CAN en 1972, 1988, 1990, 1992 et 2004, n’avait pas réussi à se qualifier à l’édition 2006, qui s’est disputée en Egypte.

Impressionné par le talent des joueurs locaux

Dans une interview accordée à la presse locale, Bernard Lama a demandé de la patience pour mettre sur pied une équipe de qualité, expliquant qu’il venait juste d’arriver dans le pays et qu’il avait besoin de temps.

Il a reconnu qu’il y avait des talents qui ne demandaient qu’à être découverts. Le nouveau coach du Kenya a reconnu qu’il ne savait rien de l’Erythrée et du Swaziland, tout en expliquant que ses adjoints, Jacob Mulee et Sammy Nyongesa connaissaient ces équipes. Il a, toutefois, admis que l’Angola est le favori naturel du groupe. « Ils disposent de joueurs d’expérience qui ont participé à la dernière Coupe du Monde », a-t-il déclaré.

S’expliquant sur ses projets, Bernard Lama a indiqué qu’il
donnerait les mêmes chances aux joueurs locaux et à ceux évoluant dans les championnats étrangers.

L’entraîneur a fait savoir à la presse qu’il était impressionné par l’esprit d’équipe et l’immense talent des joueurs locaux, expliquant qu’il n’était pas pressé de faire appel aux professionnels jouant à l’étranger. Il a cependant promis de suivre les performances des nternationaux expatriés en Europe et ailleurs.

Au moment où Bernard Lama se lance dans une tâche herculéenne, de nombreux Kenyans se demandent si la « magie » française qui a produit ses effets dans d’autres pays du continent prendra au Kenya.