Programmé samedi et comptabilisé comme une rencontre amicale, le match Côte d’Ivoire-Gabon est sans enjeu véritable. Mais la sélection ivoirienne aura à cœur de justifier son statut de champion d’Afrique selon Malick Tohé, 3e vice-président de la Fédération ivoirienne de football (FIF).


De notre correspondant à Abidjan

La ville de Bouaké (centre) accueille ce samedi 4 juin sous le coup de 17h 30 GMT, l’opposition Côte d’Ivoire – Gabon comptant pour la 4e journée des éliminatoires de la CAN 2017. Les Panthères étant qualifiées d’office, ce match revêt l’aspect d’un galop d’essai. Peu importe ! Les Eléphants qui ont un statut de champion d’Afrique à préserver, cravacheront pour se faire respecter. « Ce match n’a pas d’enjeu véritable au plan comptable. Mais comme vous le savez, nous avons notre invincibilité et notre titre de champion d’Afrique à préserver. Nous allons donc jouer pour gagner« , a promis Malick Tohé qui était face à la presse mercredi au siège de la FIF.

Le 3e vice-président de l’instance a ajouté un autre élément motivateur, « il s’agit du classement FIFA qui est déterminant pour les tirages au sort, notamment pour la constitution des groupes en prévision des éliminatoires de la Coupe du monde 2018 prévue le 28 juin prochain« . Par-dessus tout, les Pachydermes ont le devoir de produire du spectacle et rendre une copie propre de cette explication pour leur première au Stade de la Paix de Bouaké depuis 9 ans exactement. La dernière date où la sélection ivoirienne s’y est produite, remonte au 4 juin 2007 et c’était face aux Bareas de Madagascar en éliminatoire de la CAN 2008. Didier Drogba et ses partenaires avaient été sans pitié pour leurs homologues malgaches (5-0).

Un retour sous haute sécurité

Pour ce retour dans l’antre de la 2e grande ville du pays, la FIF a par ailleurs décidé de mettre les bouchées doubles au niveau de la sécurité. La hantise de la menace terroriste étant toujours persistante, le dispositif mis en place lors du match contre le Soudan en mars dernier au stade Félix Houphouët-Boigny à Abidjan, au lendemain de l’attaque de Grand-Bassam, sera reconduit. A en croire Malick Tohé, en plus des check points et des fouilles systématiques des supporters, les deux équipes et les officiels bénéficieront d’escortes et les sites de leurs logements seront sécurisés. Tenir ce pari nécessitera « la mobilisation de 500 éléments des forces de l’ordre et de sécurité« .

Des dispositions au niveau sanitaire et de la billetterie

En outre, au niveau sanitaire, les services du SAMU et du Groupement des sapeurs-pompiers militaires ont été sollicités. Une ambulance médicalisée, a rassuré le 3e vice-président de l’instance dirigeante du football ivoirien, sera également disponible. Des dispositions ont été également prises au niveau de la billetterie. Ainsi sur une capacité de 25 000 places que compte le stade de Bouaké, la FIF a émis un total de 22 500 tickets dont 21 000 en vente et 700 sous forme de cartons d’invitations.

Autre fait non moins important, cette explication sera l’occasion pour la Séléphanto d’étrenner son tout nouveau maillot. « Ce sera juste un test. Après, l’équipementier corrigera les imperfections au cas échéant pour 2017« , a précisé Malick Tohé. Malgré les absences de Bailly, Bony, Aurier, Yaya Touré ou encore Serey Dié, ce match s’annonce riche en symboles.

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