Alain Giresse et le Gabon, c’est fini. Le technicien français, démis de ses fonctions en février, a assuré en conférence de presse qu’il partait la tête haute, satisfait de son bilan, même s’il n’a pas manqué de mettre un tacle à la fédération gabonaise de football, loin d’être exempt de tout reproche selon lui.


De notre correspondant

Le technicien français Alain Giresse, qui a présidé aux destinées des Panthères du Gabon pendant 4 années, a déclaré ce jeudi à Libreville, au cours d’une conférence de presse que son bilan à la tête de l’équipe nationale de football du Gabon a été largement positif. Il a cité pour preuve le récent classement FIFA qui place le Gabon au 7e rang des meilleures équipes africaines et les résultats des Panthères au cours de ces dernières années.

« Quand j’ai pris en main l’équipe nationale du Gabon en mars 2006, c’est une formation sans âme que j’ai trouvée. Elle occupait le 105e place au classement mondial de la FIFA. Je peux vous dire que personne ne voulait de cette équipe parce qu’engluée dans des difficultés d’organisation et de résultats », a déclaré Alain Giresse.

Démis de ses fonctions en février

Il a rappelé que la sélection nationale du Gabon est devenue une équipe respectée dans le continent africain, avec des résultats probants. Il explique qu’en 27 rencontres disputées en l’espace de 4 ans, le Gabon a enregistré 13 victoires, 6 matches nuls et 8 défaites. Par ailleurs, les Panthères occupent la 7e place en Afrique et la 30e dans le monde selon le classement FIFA, a renchéri Alain Giresse.

« Je quitte donc le pays avec le sentiment d’avoir réalisé des choses. C’est vrai que tout n’est pas parfait mais j’ai donné le meilleur de moi-même, du temps et de mon énergie pour cette équipe, pour mes garçons. Je quitte le Gabon, soyez fiers de votre équipe nationale », a-t-il poursuivi, avant de dénoncer les mauvaises conditions de travail et le chevauchement de compétences au sein de la fédération gabonaise de football (Fégafoot).

Un successeur de renom

« Au début, il y avait rien. […] Il n’y avait pas de fax, pas d’internet. Une fois que vous avez les convocations, vous les envoyez comment? Par pigeon voyageur? […] La fédération déstabilise trop par des interventions qui ne respectent pas les joueurs. Un exemple, lorsque le président de la République a donné des primes, la fédération souhaitait en récupérer une partie », a critiqué l’ancien milieu de terrain des Bleus. Et maintenant, pour Giresse, la plus belle revanche serait « de revenir à la CAN 2012 avec une autre équipe. »

Le nom de son successeur n’est pas encore révélé. Mais des sources officielles, proches de la Fégafoot laissent entendre qu’il s’agira d’un entraîneur européen de haut niveau.