Les Super Eagles nigérians tentent de retrouver leurs marques à quelques semaines de la Coupe du monde. Corruption, boycott, désorganisation, l’équipe nigériane est dans la tourmente, le doute. Le match amical contre le Kenya, samedi 4 mai, donnera un aperçu du vrai visage des Aigles.


Rien ne va plus chez les Super Eagles. Dernier scandale en date : Abegboye Onigbinde, le sélectionneur du Nigeria, a reconnu avoir reçu des propositions de pot de vin pour sélectionner certains joueurs dans le Onze national. On lui aurait offert 2 000 dollars par joueur, propositions qu’il s’était empressé de refuser.

Et comme un malheur n’arrive jamais seul, l’infirmerie n’arrête pas d’enregistrer de nouveaux arrivants. Ade Akinbiyi, sociétaire de Crystal Palace (D1 Angleterre), a dû déclarer forfait pour la rencontre du samedi prochain contre le Kenya, après son opération du genou. Il est peu probable qu’il participe à la Coupe du monde. Le Nigeria dispose d’un potentiel impressionnant : Sunday Oliseh (Dortmund, Allemagne), Célestine Babayaro (Chelsea, Ang), Finidi George (Ipswich, Ang), Nwankwo Kanu (Arsenal, Angleterre) et le milieu de terrain tonitruant Augustine  » Jay Jay  » Okocha (PSG, France).

Constellation de stars

Si sur le plan individuel les Nigérians font des merveilles, ils perdent très vite leur talent une fois réunis. Vieillissants,  » intéressés « , la presse locale n’est pas tendre envers ses idoles d’hier. Leur élimination en demi-finales de la CAN par les Lions sénégalais a été très mal vécue à Lagos. Ils sont accusés de ne pas mouiller leur maillot et de privilégier leur carrière personnelle.  » La sélection est mal préparée au Mondial, nous n’avons pas eu assez de temps mais nous devons faire au mieux. A ce niveau, c’est assez frustrant « , reconnaît Nwankwo Kanu. Et l’équipe compte sur le nouveau capitaine, Jay Jay Okocha, pour y ramener un peu de discipline et surtout pour retrouver une joie de jouer.

 » Je n’arrive pas à comprendre pourquoi notre équipe nationale se comporte comme ça. Nous jouons tous en Europe et nous n’avons jamais de problème avec nos clubs. Alors pourquoi cela ne concerne-t-il que l’équipe nationale ? Il est du devoir du sélectionneur de s’impliquer et de corriger les erreurs des joueurs « , explique le meneur de jeu nigérian, Jay Jay Okocha.

Le ministère des Sports appelle toutes les parties à retrouver la raison et la direction du stade. Sinon, le chemin de Séoul risque de se transformer en cauchemar.

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