Champion du monde 1998 avec l’équipe de France, Marcel Desailly a choisi de passer cette période de confinement au Ghana, dans sa ville natale d’Accra. Même si la pandémie de coronavirus progresse relativement lentement en Afrique, l’ancien défenseur central n’a pas caché son inquiétude.

«On est assis sur une bombe à retardement. A tout moment, le coronavirus peut exploser en Afrique ! On parle actuellement de plus de 1 000 morts sur un continent qui compte un peu plus d’un milliard de personnes. Est-ce que les statistiques récoltées sont les mêmes sur le terrain ?», s’est interrogé l’ancien Nantais dans les colonnes du journal Le Parisien.

L’ex-Tricolore compte néanmoins sur l’expérience des Africains en matière de pandémie pour éviter une déferlante. «Les Africains sont conditionnés. Ils vivent avec la malaria, le choléra, Ebola… Il existe une discipline et un sens civique chez les classes supérieures et moyennes avec le lavage des mains, de nombreux masques à disposition… Certains s’organisent pour confectionner leur propre masque. Je suis surpris, même si le Ghana est un pays anglo-saxon», a conclu Desailly qui a récemment démenti briguer le poste de Directeur technique national du Ghana.