A 23 ans, Henri Bienvenu est en plein boom. Mais l’international camerounais, transféré cet été à Fenerbahçe, sait qu’il peut encore progresser. Ambitieux, l’ancien buteur de l’Espérance de Tunis et des Young Boys de Berne s’est confié en exclusivité à Afrik-Foot.



Afrik-Foot: Henri, vous avez signé il y a quelques mois à Fenerbahçe: comment se passe votre intégration?

Henri Bienvenu: Tout se passe plutôt bien. Je suis arrivé en Turquie il y a trois mois et je me suis senti immédiatement impliqué dans la vie de l’équipe. Mon entraineur, mon capitaine et mes coéquipiers se sont montrés ouverts, accueillants et disponibles pour faciliter mon intégration. Le public également s’est montré assez chaleureux à mon égard. Franchement tout se passe très bien ici.

Pourquoi avoir choisi la Turquie? Qu’est-ce qui a motivé votre choix?

La Turquie est un grand pays de football et Fenerbahçe un exemple de réussite. Lorsque j’ai reçu la proposition de porter le maillot de Fenerbahçe, je n’ai pas hésité un seul instant. Le club a une histoire et a écrit son nom dans le football européen. Beaucoup de stars sont passés par là et plusieurs bons joueurs y évoluent. En plus, le championnat turc a beaucoup d’enjeu par rapport aux autres pays. Pour moi c’était un grand défi de me jouer en Turquie et j’espère que l’aventure se passera bien.

Est-ce que c’est facile de prendre la succession d’un joueur comme
Mamadou Niang ?


Mamadou Niang est une grosse pointure du football. Il a fait un excellent travail dans tous les clubs où il est passé. A Marseille, on ne l’a pas encore oublié et, ici, il a fait un travail très remarquable. C’est difficile de remplacer un tel joueur. Et ceci est une motivation supplémentaire pour se dépasser et donner le meilleur de soi. Je vais faire tout pour satisfaire le public de Fenerbahçe et marcher sur les traces de Niang. Et, pourquoi pas, allez au delà!

Quel est votre objectif cette saison? Vous êtes vous fixé
un nombre de buts à marquer?


La première chose s’est de travailler et d’évoluer en plus en m’inspirant des grands joueurs, comme Alex de Sousa, qui ne cessent de me donner des conseils. Donner le titre de champion à notre président qui le mérite après tout ce qui s’est passé. Et enfin marquer le maximum de buts pour permettre à l’équipe de remporter des titres.

Vous allez bientôt jouer le choc contre Galatasaray. Vous en a-t-on déjà parlé? A quel genre de match vous attendez-vous?

Les fans de Fenerbahçe sont très attachants et très aimables. Depuis que je suis en Turquie, j’ai gouté à la ferveur du public turc, à l’intérêt qu’il a pour son club. Et j’ai aussi mesuré l’importance du derby d’Istanbul pour nos fans. Je suis prêt à leur offrir la victoire parce que c’est important pour eux. Et en tant que footballeur on rêve de livrer ce genre de match dans sa carrière. Ce sera mon premier et je sais que il y aura de l’ambiance et le stade sera fou. Je suis impatient d’y être et d’en découdre.

Quelles sont les principales différences entre le championnat suisse
et le championnat turc?


Le championnat suisse est un championnat très intéressant et captivant. J’ai eu du plaisir à évoluer pendant deux saisons avec les Young Boys. Seulement il y a un net écart entre les clubs. En dehors du FC Bâle ou du FC Zurich, il était difficile de faire un match de grand enjeu. Or, en Turquie, les équipes ont sensiblement le même niveau et chaque match réserve du suspense. En plus, les stades turcs sont les plus chauds du monde. Pour moi c’est quelque chose de spécial. Évoluer dans des stades animés en se confrontant aux grandes équipes.

Un mot sur la sélection: comment cela se passe-t-il pour vous?

Pour un joueur, porter le maillot de l’équipe nationale reste un privilège. Et, pour moi, c’est une grande joie d’être appelé. Ça s’est bien passé pour moi. J’ai aussi retrouvé des amis et collègues. L’ambiance dans la tanière des Lions est bonne.

Comment avez-vous vécu cette histoire de Marrakech et de match annulé contre l’Algérie?

Il faut dire que jouer, c’est notre devoir. Pour la nation camerounaise et pour le public. Mes coéquipiers et moi avons mal accueilli les circonstances liées à cette annulation. Nous avons voulu que ça se passe autrement.

Qu’est-ce qu’il s’est vraiment passé?

Pour le moment, je ne ferai pas de commentaire dessus, une enquête suit son cours et, dans tous les cas, je fais confiance à notre pays et aux instances administratives pour faire la part des choses et tirer les meilleurs leçons de cet événement.

Comment voyez-vous l’avenir des Lions Indomptables?

Je crois que c’est une équipe qui a un potentiel énorme. Il y a des jeunes promoteurs. Nous avons vu lors du tournoi (la LG Cup, NDLR) ce dont les jeunes sont capables. Et l’équipe a les moyens pour battre n’importe quelle équipe. Je suis confiant sans soucis pour l’avenir de cette équipe.

  Henri Bienvenu vient de lancer son site officiel: avec Sports Future and Communication.