Les Tunisiens, en infligeant deux sévères défaites à la République démocratique du Congo, ont assuré leur voyage pour l’aventure asiatique. Seuls les Ivoiriens ont, à un moment, contesté la suprématie des Carthaginois.


Par deux fois. Les Tunisiens participeront, pour la deuxième fois consécutivement, à la phase finale de la Coupe du monde et pour la troisième fois dans leur histoire. En infligeant deux sévères défaites à la République démocratique du Congo (RDC), neuf buts au total, avait définitivement enterré le suspens dans son groupe. Les Eléphants ivoiriens ont été les seuls adversaires sérieux dans leur groupe. L’avantage a tourné en faveur des Tunisiens.

Dans le groupe D, réputé facile car les deux Congo et le Madagascar, n’ont jamais eu la prétention d’aller à Séoul, les Carthaginois ont toujours assumé la place de leadership. Mieux préparée et surtout plus constante. Contrairement eux Ivoiriens, surexcités lors de leur dernière face au Congo, qui ont pêché par excès de confiance, les coéquipiers de Baya ont su gérer leurs matchs.

Thabet voit grand

El Minzah. Le mythique stade tunisien vibre au rythme du défenseur Tarek Thabet et celui du buteur maison Zoubeïr Baya. Et sous le charme de Choukri El Ouer, gardien de buts aux multiples facettes. Les anciennes gloires, qui ont le fait le bonheur de Tunis, Attouga, Tarek Dhiab, Touati, Temime, Chetali et Akid, hantent mois El Minzh depuis que la jeune relève a acquis ses lettres de noblesse en Coupe d’Afrique des Nations et surtout en se qualifiant à la Coupe du monde. Le meneur de jeu tunisien, Tarek Thabet, promet que son équipe ira très loin à Séoul.

Si l’équipe nationale tunisienne a du mal à s’imposer lors des compétitions internationales, même si elle réussit des parcours exemplaires lors des qualifications, il n’en est pas de même pour les clubs. Véritable viviers pour la sélection nationale, qui comporte peu de joueurs professionnels, le Club Africain, l’Espérance de Tunis et l’Etoile Sportive du Sahel constituent l’ossature du football tunisien. Ils totalisent, à eux trois, près de 15 titres continentaux. L’Espérance de Tunis est, de loin, le club le plus titré.

Les Tunisiens avaient créé la surprise en 1978, en Argentine, en dominant la République fédérale allemande (RFA). Le match s’était soldé par un nul mais est entré dans la mémoire de tous supporters de Carthage. 24 ans plus tard, les coéquipiers de Thabet entendent fermer la parenthèse parisienne. Et briller au pays du Soleil Levant.