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A la surprise générale, la FIFA a décidé vendredi de prolonger de trois mois le mandat du comité de normalisation qui gère le football camerounais. Prévue samedi, l’élection pour élire le président de la Fécafoot est donc reportée. Elle devra avoir lieu au plus tard le 28 février 2015.


Report salvateur ? Prévue samedi 29 novembre, l’élection pour la présidence de la Fécafoot n’aura pas lieu avant février 2015. La FIFA en a décidé ainsi vendredi, prolongeant par conséquent le mandat du comité de normalisation, censé rendre le tablier après l’élection, de trois mois. Celui-ci a pris ses fonctions en juillet 2013 après la suspension de la Fécafoot par la FIFA. Son mandat avait déjà été prolongé une fois en août. Le retour à la normale attendra donc encore un peu pour le football camerounais.

La FIFA précise qu’elle a pris cette décision à la suite de la visite d’une délégation ministérielle camerounaise à son siège, situé à Zurich (Suisse), mercredi. Le ministre du Travail et de la Sécurité sociale ainsi que son homologue des Sports et de l’Education Physique ont fait part de leur inquiétude concernant l’élection à venir, craignant qu’elle ne débouche sur des violences.

Fronde des candidats

Il faut dire que le scrutin allait prendre place dans un contexte particulier. Cinq des six candidats avaient vu leur dossier refusé par le comité de normalisation. Seul Tombi A Roko avait été jugé éligible et il était donc le seul candidat. Actuel secrétaire général du comité de normalisation, ses concurrents l’accusent d’avoir tiré profit de ses fonctions pour les mettre hors-course.

Prétendant à la présidence, l’ancien gardien Joseph-Antoine Bell affirmait notamment que les dés étaient pipés. En signe de protestation, il avait, à l’instar de quatre autres candidats, refusé de retoucher son dossier pendant les quatre jours supplémentaires que le comité de normalisation lui avait accordé pour le compléter.

Sortir de l’impasse

La FIFA indique que l’élection devra avoir lieu « au plus tard » le 28 février prochain et qu’aucun autre candidat ne pourra se présenter exceptés ceux qui sont déjà en lice. Avec ce délai supplémentaire, l’instance dirigeante du ballon rond espère que la tension redescende d’un cran et que les candidats recalés soient finalement en mesure de se présenter.

La FIFA précise aussi que les élections auront lieu selon les nouveaux statuts de la Fécafoot, votés le 23 août dernier. Or, ces textes entrent en conflit avec la législation camerounaise et la charte des Sports. L’instance zurichoise espère que le délai supplémentaire permettra de venir à bout des « contradictions entre les nouveaux statuts et les normes nationales et internationales » et de sortir de l’imbroglio alors qu’en octobre, le Comité national olympique et sportif du Cameroun (CNOSC) les a invalidés.

Autrement dit, le comité de normalisation et les autorités camerounaises n’ont pas une minute à perdre pour que les trois mois de répit s’avèrent profitables et débouchent sur des élections sereines et l’arrivée au pouvoir d’un président légitime aux yeux de tous.

 La lettre de la FIFA adressée à la Fécafoot :

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