Coup dur pour le clan Iya Mohammed. Les partisans du Camerounais, président de la Fecafoot depuis 2000, réélu le 19 juin malgré son placement en détention provisoire, viennent de perdre un soutien de poids dans la bataille qu’ils livrent aux opposants du dirigeant. Seidou Mbombo Njoya, premier vice-président du précédent mandat d’Iya Mohammed, et qui occupe les mêmes fonctions dans le bureau élu en juin, a décidé de démissionner de son poste, samedi. Il était pressenti pour assurer l’intérim au cas où le président est définitivement placé sous les verrous. « Mon éducation et les fonctions que j’ai le privilège d’occuper dans les instances de notre pays et sur le plan international ne m’autorisent pas à nager dans des eaux troubles« , a expliqué le démissionnaire. « Je me suis laissé convaincre que ma modeste personne pouvait jouer un rôle de conciliation entre toutes les tendances afin d’apaiser les turbulences que je voyais poindre à l’horizon. (…) Je me proposais de réunir autour d’une table tous les acteurs de la grande famille du football pour qu’ensemble, nous mettions un terme à cette situation. Mais hélas, je me suis aperçu que le mal était plus profond que ça et que des intérêts extra sportifs avaient pris le dessus : des attitudes tendancieuses, des propos orduriers et malveillants et l’irresponsabilité injustifiable m’ont attesté qu’il s’agit bel et bien d’un panier à crabes et qu’on avait franchi la ligne rouge« , a concédé Seidou Mbombo Njoya. Le bureau élu le 19 juin a été démis de ses fonctions la semaine dernière par le comité de recours de la Fecafoot. En attendant que le TAS examine la situation, les pros et antis-Iya Mohammed se disputent le contrôle du bureau intérimaire. La semaine dernière, l’équipe sortante s’est emparée du bureau par la force, ce qui pourrait valoir une suspension du Cameroun par la FIFA.

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