C’est LE choc des quarts de finale de la CAN 2019. Habituées à s’affronter ces dernières années, la Côte d’Ivoire et l’Algérie se retrouvent ce jeudi à Suez avec en jeu une place en demi-finale (coup d’envoi à 16h GMT, soit 18h en France). Présentation de cette affiche.

– Les forces en présence

Une véritable opposition de styles ! D’un côté, des Fennecs qui régalent depuis le début de la CAN en pratiquant un jeu plaisant et tourné vers l’avant. De l’autre, une Côte d’Ivoire qui se cherche, qui passe dans la douleur et qui mise sur sa solidité défensive (certains parleront plutôt de réussite) et sur les exploits personnels de ses individualités.

Entre des Algériens en mode rouleau compresseur (4 victoires, 9 buts marqués, aucun encaissé) qui n’ont fait qu’une bouchée de la Guinée en 8es de finale (3-0) et des Ivoiriens passés dans un trou de souris en raison des innombrables ratés des attaquants maliens (1-0), le contraste est assez saisissant. Reste qu’il s’agit d’un match à élimination directe et que tout est possible.

«Seul le résultat compte. On est là pour gagner, peu importe la manière. Le Mali a bien joué contre nous, mais c’est nous qui l’emportons au final», a expliqué l’ailier ivoirien Max-Alain Gradel. Des propos qui résument assez bien la philosophie des Eléphants qui espèrent que leur star Nicolas Pépé, très décevant jusque-là, se réveillera au bon moment…

– L’historique des confrontations

C’est la 3e fois de la décennie que les deux sélections s’affrontent à ce niveau à la CAN, avec à la clé une qualif’ algérienne en 2010 et une revanche des Eléphants en 2015. Voici venue l’heure de la belle.

Plus globalement, la Côte d’Ivoire mène 3 victoires à 2 contre l’Algérie (plus 2 nuls) dans l’histoire de la CAN. Dans l’absolu en revanche, toutes compétitions confondues, c’est l’Algérie qui est en tête avec 7 victoires contre 5 succès ivoiriens et 7 nuls.

– Premier déménagement pour l’Algérie

Après avoir disputé toute la phase de groupes et son 8e au Caire, l’Algérie a dû faire ses valises et se déplacer à Suez pour ce quart. Après avoir eux aussi disputé les poules dans la capitale, les Eléphants ont l’avantage d’avoir déjà disputé leur 8e de finale dans la cité portuaire. Un détail qui aura son importance ?

«J’espère que le déplacement à Suez ne nous dérangera pas. L’organisation est ainsi faite on doit s’y plier», a souligné le sélectionneur algérien Djamel Belmadi. Signalons par ailleurs que le ministère de la Jeunesse et des Sports algérien et celui du Tourisme ont affrété 4 vols spéciaux qui vont permettre à 1 150 fans des Fennecs de faire le déplacement.

L’arbitre : Bamlak Tessema Weyesa (Ethiopie).

– Et ensuite ? Le vainqueur de ce match affrontera le Nigeria dimanche en demi-finale.

Les compositions de départ :

Du côté des Eléphants, Nicolas Pépé, décevant depuis le début de la compétition, est relégué sur le banc, comme contre la Namibie, au profit de Gradel, de retour dans le onze. Et ce n’est pas la seule surprise puisque Sangaré est préféré à Gbamin dans l’entrejeu. Sans doute insuffisamment remis de sa blessure, Aurier reste remplaçant et Bagayoko débute à nouveau dans le couloir droit. En face, sans surprise, Djamel Belmadi reconduit son équipe habituelle.

Côte d’Ivoire : Gbohouo – Bagayoko, Ismaël Traoré, Kanon, Wonlo Coulibaly – Serey Dié, Sangaré, Kessié – Gradel, Kodjia, Zaha.

Algérie : M’Bolhi – Atal, Mandi, Benlamri, Bensebaini – Feghouli, Guedioura, Bennacer – Mahrez, Bounedjah, Belaili.

Ils ont dit :

Djamel Belmadi, sélectionneur de l’Algérie – «Il n’y a pas de piège particulier à craindre, on a en face une équipe qui a de la qualité et de l’expérience. Contre le Mali, ils ont été bousculés en première période mais ils n’ont pas cédé. J’espère trouver la faille ou les failles de cette équipe de Côte d’Ivoire, toutes les équipes en ont. Ça sera un rapport de force, s’ils méritent de remporter ce match ils le remporteront.»

Ibrahim Kamara, sélectionneur de la Côte d’Ivoire – «Nous sommes toujours dans le même état d’esprit, c’est à dire combatif. On ne peut pas dire que l’Algérie est au sommet mais elle est dans une dynamique que tous les entraîneurs aimeraient avoir. Aucune équipe n’est imbattable. Même en construction, la Côte d’Ivoire reste la Côte d’Ivoire. Nous ferons tout pour atteindre l’objectif qui est de passer ce tour.»