Retrait du Brésil, faiblesse des concurrents, infrastructures impeccables… Et maintenant l’aide de Mandela : à part l’Allemagne, il semble que rien ne puisse plus empêcher l’Afrique du sud d’être désignée comme le pays organisateur de la coupe du monde de football 2006.


L’Afrique pourrait bien vivre, jeudi à partir de 15 heures GMT, une gigantesque fête continentale, une fête à hauteur de la joie que provoquerait la désormais probable désignation de l’Afrique du sud comme pays organisateur du Mondial 2006 de football.

Il faut encore attendre pour découvrir, en direct sur Internet et sur les chaînes de télévision, le choix final des vingt-cinq délégués de la Fifa qui voteront à Zurich. Mais les éléments favorables à Pretoria s’accumulent désormais en très grand nombre. Les deux derniers ne sont pas les moindres : hier, le Brésil a officiellement retiré sa candidature, en expliquant qu’il avait échangé son soutien à l’Afrique du sud contre son appui pour 2010. Et ce matin, c’est Nelson Mandela lui-même qui a accepté d’appeler deux délégués anonymes dont les voix  » ne sont pas encore sûres « . Avant l’intervention de l’homme d’Etat mythique, la candidature sud-africaine serait déjà assurée de douze voix sur vingt-cinq…

Une partie de ces soutiens internationaux a été acquise sur la conviction – habilement relayée par le candidat – que Pretoria représenterait tout le continent dans ce Mondial 2006. Le pari marocain, bien que reposant sur le même discours, n’a pas emporté la même adhésion.

Le danger allemand

Par ailleurs, l’existence concrète de neuf des douze stades nécessaires (grâce à la coupe du monde de rugby de 1995) paraît un atout décisif pour le pays.

Les bookmakers n’accordent que peu de crédit aux candidatures du Maroc et de l’Angleterre. Cette dernière, notamment, a beaucoup souffert du comportement lamentable de nombreux supporters britanniques lors du récent Euro 2000.

Seule l’Allemagne demeure un concurrent dangereux pour l’Afrique du sud. Bien que le pays ait déjà organisé son Weltmeisterschaft en 1974, il est patent que Franz Beckenbauer a effectué sa tournée de candidature les bras chargés de cadeaux. Les promesses de stages pour des jeunes footballeurs en Allemagne, en particulier, sont tombées en pluie sur tous ceux qui s’engageaient à soutenir la candidature allemande.