Considéré comme acquis au Nigeria et à Égypte, le groupe C pourrait voir un des deux favoris tomber, tant Bénin et Mozambique qui s’affrontent ce mardi ont fait des progrès sur le plan collectif. Mozambique-Bénin en direct


Mozambique-Bénin a priori pas le match le plus glamour de ce premier tour. Et, pourtant, dans ce groupe C où l’Egypte et le Nigeria pourraient bien s’entretuer, c’est bien une de ces deux formations qui serait à même de ramasser les miettes et d’arracher ainsi un ticket pour les quarts de finale de cette vingt-septième CAN.

Les Béninois, classés 59es au classement FIFA, apparaissent favoris face aux Mozambicains, 72es. Emmenés par Stéphane Sessegnon, les Écureuils participent à leur troisième CAN. Face aux Mambas, qui jouent leur quatrième compétition biennale de leur histoire, un succès sera nécessaire avant d’affronter les deux grosses équipes du groupe, le Nigeria puis Égypte. L’occasion est trop belle pour les Ecureuils. Après trois défaites en autant de rencontres il y a deux ans au Ghana, les hommes de Michel Dussuyer compteront sur leur meneur de jeu, le Parisien Stéphane Sessègnon.

Coupeurs de têtes

Véritable guide de sa sélection, le capitaine des Ecureuils joue gros en Angola. Au delà des performances de son équipe, les siennes seront passées au crible, notamment par les recruteurs de Premier League, qui gardent l’oeil sur lui. Très irrégulier cette saison, Sessègnon devra prouver qu’il est capable de porter ses coéquipiers vers un premier succès, avant de rêver à une éventuelle surprise dans ce groupe promis à l’Egypte et au Nigeria. Pour son sélectionneur français, la notoriété grandissante de l’ancien Manceau est une bonne chose pour son équipe nationale : « Quand on parle de l’équipe du Bénin, son nom vient immédiatement à l’esprit. Il ya d’autres bons joueurs dans l’équipe, comme Razak Omoyotossi, mais Stéphane a passé un cap au niveau de l’image, et c’est bon pour l’équipe. »

Mais gare aux Mambas. Malgré un groupe où peu d’individualités ressortent, les Mozambicains, emmenés par le Batave Mart Nooij, constituent une équipe solide et solidaire, difficile à bouger. Ainsi, en 2009, face au Nigeria, les Mambas ont tenu la dragée haute aux Super Eagles (0-0,0-1), avec une défaite à la 93e minute, avant de s’imposer devant les Aigles de Carthage tunisiens. Avec le vétéran Tico-Tico et le jeune défenseur du Panathinaïkos, Simão Mate Junior, le Mozambique a des allures de coupeur de têtes et aura à cœur de faire mieux que lors de ses trois dernières sorties en Coupe d’Afrique des nations, c’est-à-dire dépasser le premier tout de la compétition continentale. Enfin décomplexés avec l’arrivée de leur nouveau coach, les Mambas rêvent de quart de finale et accessoirement, d’une meilleure reconnaissance au niveau africain.