Jamais deux sans trois pour Gérard Gili et la Côte d’Ivoire? Après avoir été adjoint puis sélectionneur des Espoirs, le technicien français pourrait s’installer pour de bon sur le banc des Éléphants, en lieu et place de Sven Goran Eriksson, trop gourmand au goût de la fédération.


Gérard Gili va-t-il faire son retour à la tête des Éléphants de Côte d’Ivoire? C’est la rumeur qui s’étale dans les pages des quotidiens sportifs ivoiriens: le technicien français français viendrait retrouver la chaleur d’un banc où il s’est assis entre 2004 et 2006 puis en 2008.

Le dossier Sven Goran Eriksson étant en train de s’enliser, la faute à la gourmandise du Suédois, c’est donc Gili qui a les faveurs de Jacques Anouma, le président de la fédération ivoirienne de football. Mais l’ancien entraîneur de l’OM n’a rien d’un plan B: c’est déjà lui qui devait remplacer Eriksson à la fin de sa mission sud-africaine. La bonne ambiance qui a régné dans le troupeau des Éléphants et le respect entre les joueurs et leur sélectionneur a changé la donne. Pas pour longtemps puisque, en ne parvenant pas à trouver un accord avec la FIF, l’ancien boss de l’Angleterre a lui-même ouvert la voie au Français.

Pas un plan B

Gili part donc favori pour sa « connaissance du terrain » devant plusieurs candidats, dont l’Argentin José Pekerman. Il a aussi l’avantage de connaître la maison et l’environnement. Les responsables du football ivoirien rêvent en effet d’une montée en puissance des Eléphants en s’appuyant sur la talentueuse génération Olympique de 2008. Une équipe dont les cadres (Souleymane Bamba, Gervinho, Salomon Kalou…) étaient déjà présents en Afrique du Sud et dirigée, justement, par Gérard Gili. S’inspirer des Ghanéens, quarts de finalistes du dernier Mondial, serait l’idée directrice dans les dossiers de la FIF.

Autre avantage pour le Français: il n’est pas aussi exigeant financièrement que le Suédois. Là où SGE réclamait, sans sourciller, 100 000 € mensuels, le natif de Marseille se contenterait 60 000€ et d’un contrat de deux ans avec une option de deux autres années supplémentaires. L’occasion de revenir par la grande porte pou Gérard Gili, sans club depuis 2008?